Guinee culture minister Barry Siaka with blogger James Murua

Guinee culture minister Barry Siaka with blogger James Murua

Guinee minister of culture gave a rousing speech at the opening ceremony of the World Book Capital on April 23, 2017. Here is his speech in full. In French.

Conakry Capitale Mondiale du Livre 2017

A l’instar tous les pays ayant accueilli ce prestigieux évènement « Capitale mondiale du livre », notre pays la Guinée, animé par le souci de la libre circulation des idées et des opinions, célèbre aujourd’hui le livre et le droit d’auteur pendant une année en partenariat avec l’UNESCO et tous les acteurs culturels nationaux et internationaux.

Mesdames et Messieurs,

Pour saluer le prodigieux élan de solidarité que vous manifestez aujourd’hui à la Guinée et à sa culture, permettez-moi d’introduire cette allocution en citant l’immortelle bibliothèque de la sagesse africaine, Ahmadou Hampaté Ba qui disait dans sa « lettre à la jeunesse » : « l’interdépendance même des Etats impose une complémentarité indispensable des hommes et des cultures. De nos jours, humanité est comme une grande usine où l’on travaille à la chaine : chaque pièce, petite ou grande a un rôle à jouer qui peut conditionner la bonne marche de toute l’usine ».

Mais en fait, qu’est-ce que le livre ?

Un simple paquet de papiers imprimés et brochés ? Plus que ce volume,  Compagnon de solitude, conseiller calme patient et discret, champ fécond de formation et d’information, symbole de fidélité de l’homme à ses pensées, médium inégalable entre les morts et les vivants, concentré du vécu culturel  de l’humanité, véhicule des idées et instrument ludique, c’est tout cela le livre.

Rappelons  toutefois que le livre dans un contexte africain en général et guinéen en particulier, c’est aussi de nombreux problèmes à résoudre. Il a un coût ; il est le pivot  d’une chaîne d’activités qui est resté longtemps ignoré voire méprisé par les politiques culturelles.

En Guinée, l’histoire récente du livre a subi par le fait de la politique, un clivage qui s’est avéré enrichissant pour notre littérature .De l’intérieur, les Tomes du PDG, les poèmes militants et des productions individuelles servaient de support à l’idéologie de l’époque. Au même moment et pour le grand bien des débats contradictoires, une littérature de dénonciation était animée par la diaspora guinéenne et les exilé politique, c’est dans ce cadre qu’il faut citer un chef d’œuvre littéraire « La Guinée Albanie d’Afrique ou néo-colonie américaine » d’un certain Alpha Condé alors figure de proue de l’intelligentsia africaine dans le Paris des années 70.

Ceci a permis à la Guinée de bénéficier de  nombreux prix littéraires tels que le Cross Veillon de Camara Laye, le Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire d’Alioune Fan Touré, le Prix Renaudot de Monenembo, l’élévation de Willams Sassine au rang d’Officier de l’ordre des Arts et Lettres de France et j’en passe.

Aujourd’hui, louables sont les efforts déployés par la Gouvernement du Premier Ministre Mamady Youla, mais long, très long reste encore le chemin à parcourir. En effet, la difficulté que connaît l’édition du livre, le coût élevé des intrants et les méventes qui en résultent n’augurent pas le meilleur pour le droit d’auteur. C’est pour corriger cet état de fait que mon Département, à travers la Direction Nationale du Livre et de la Lecture Publique, travaille d’arrache pied pour la mise en place d’une politique nationale du livre, cadre juridique contenant l’ensemble des mesures concernant le livre.

Puisque la preuve est ainsi faite qu’à coté d’une Guinée qui chante et danse il y’a désormais une Guinée qui pense et écrit, il revient donc à tous : Gouvernement, Partenaires au développement, Opérateurs culturels et économiques, Professionnels du secteur du livre, il revient à nous tous, dis-je, de relever le défi pour :

  • Stimuler la création littéraire
  • Créer un environnement fiscal et financier favorable au développement de l’industrie du livre,
  • Développer un véritable réseau national de lecture publique et d’animation culturelle.

Mesdames et Messieurs, acteurs du secteur du livre !

Soyez rassurés qu’aujourd’hui, une des préoccupations majeures du Gouvernement, sous la présidence du Professeur Alpha Condé  est la recherche des voies et moyens pour la mise en place de mécanismes d’appui à la production du livre et la protection du droit d’auteur.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la très heureuse initiative de l’Unesco qui vient de designer notre capitale Conakry comme capitale mondiale du livre 2017 .

Vive la coopération culturelle internationale,

Je vous remercie.

Siaka BARRY.

DISCOURS D’OUVERTURE  DU MINISTRE DE LA CULTURE ET DU PATRIMOINE HISTORIQUE (72 heures DU LIVRE 2012)

Excellences Mesdames et Messieurs,

C’est un honneur pour moi en tant qu’écrivain, poète, dramaturge de prendre la parole devant cet aréopage de créateurs d’œuvres de l’esprit pour traduire la détermination du Ministère de la Culture et du Patrimoine Historique et marquer l’engagement du Gouvernement et la volonté ferme du Président de la République le Professeur Alpha Condé de soutenir et d’encourager lapromotion de la culture guinéenne en général et celle de la création littéraire en particulier .

Mesdames et Messieurs,

Le livre est au cœur d’une véritable problématique à la fois institutionnelle, économique, sociopolitique et éthique. Le livre, c’est aussi de nombreux problèmes à résoudre. Il a un coût ; il est le pivot d’une vaste chaîne d’activités et de professions génératrices de revenus. Auteurs,   éditeurs, distributeurs s’y activent et font une campagne importante du développement durable.

Vous comprendrez donc le sens que mon département donne à la célébration des 72heures du livre

Célébration ? Oui ! Fête et fierté oui !Car cette activité « les 72heures du livre » vientappuyer le travail de promotion de l’outil livre, préoccupation majeure de mon Département à travers ses services compétents.

Acteurs du secteur du livre, chers amis de la chaine du livre,

Voici venu le moment de comprendre à l’image de L’harmattan Guinée et ses partenaires qui nous offrentcet espaceque le livre fait partie d’un secteur économiquement stratégique. Ensemble nous devons nous faire une conception globale du secteur du livre ; un partenariat Etat /Secteur privé en vue de :

 

  • Stimuler la création littéraire,
  • Créer un environnement fiscal et financier favorable aux éditeurs,
  • Favoriser le commerce et la distribution du livre,
  • Développer le réseau national de bibliothèques et mettre en place des campagnes de lecture.

C’est dans cette dense et exceptionnelle fierté que le Ministère de la Culture des Sports et du Patrimoine Historique encourageL’Harmattan Guinée qui, passionnément et patiemment donne à cette activité une dimension internationale.

Je voudrais terminer mon intervention en rendant un hommage sublime à tous les écrivains et éditeurs guinéens, tous ceux et celles qui ont contribué à faire de notre pays un espace de création littéraire et un pays de littérature et du livre.

Sur ce je déclare ouverte la 8ème édition des 72heures du livre en Guinée.

Vive la culture Guinéenne au service du changement !

Je remercie.

Siaka BARRY